Ciné-Fil #15 by Marine Melody

Cher lecteur, cette semaine, je t’embarque dans un voyage à quatre escales : dans un premier temps, nous irons faire un tour endiablé dans la voiture d’Ansel Elgort, puis nous irons voir Dunkerque en temps de guerre. Nous resterons en France le temps d’une heure de retenue un peu particulière, avant de terminer notre escapade en Inde à la fin des années 1940. Tu ne serais même pas fatigué par le voyage, puisque tout se fera depuis un simple siège de cinéma. Installe-toi confortablement, et laisse faire le guide !

 

Le (très gros) coup de cœur de la semaine : Baby Driver

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Film d’Edgar Wright, avec Ansel Elgort, Kevin Spacey, Lily James… Sortie le 19 juillet.

Le pitch (Source : Allociné) : « Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu. »

Wow. Quelle claque ! Ce fut ma première réaction en sortant de la séance de Baby Driver, la nouvelle bombe d’Edgar Wright. TOUT dans ce film est excellentissime. Le scénario, d’abord, avec une histoire qui embarque et tient en haleine jusqu’au bout, du suspense, beaucoup d’action, de l’humour, et des personnages forts. Pour interpréter lesdits personnages forts, Edgar Wright nous offre un casting brillant et sans faute : Ansel Elgort est Baby, un héros très particulier, que l’on adopte dès les premières minutes du film. Cette personnalité mi-chou à la crème, mi-bad boy dérapant au volant à la vitesse de l’éclair est parfaitement rendue à l’écran par le charisme et le talent de l’acteur. La jolie Lily James joue sa dulcinée Debora, et on ne peut s’empêcher de tomber en amour face au couple formé par les deux tourtereaux. La volcanique Eiza Gonzalez, formant un couple redoutable avec Jon Hamm, et le rappeur Jamie Foxx sont les braqueurs, chaperonnés par le toujours génial Kevin Spacey en patron du crime. Si Baby ne se sent complet qu’avec sa musique, il en va de même pour le film, avec une bande originale hallucinante, tant en quantité (pas moins d’une trentaine de morceaux) qu’en qualité (je vous laisse admirer ici la liste des titres et artistes pour illustrer mes propos). Les morceaux rythment chaque scène à la perfection, et on en redemande !

Ma note : 10/10. Très gros coup de cœur, à voir absolument. D’ailleurs, tu arrêtes tout de suite ce que tu es en train de faire, et tu fonces au cinéma. De rien.

 

Les autres films

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Dunkerque, 1940. 400 000 soldats français et britanniques sont encerclés et tentent d’évacuer coûte que coûte. Visuellement, le film de Christopher Nolan est très beau. J’ai été prise par l’histoire également, même si le montage de scène en scène est assez particulier. Bon, j’ai lu ici et là que la vérité historique n’avait pas forcément été respectée (j’avoue qu’il y a un point qui m’a personnellement fait tilt : la plage de Dunkerque est étonnamment plutôt propre et vide pour une plage censée être en temps de guerre et attaquée de toutes parts), mais c’est un film, et non un documentaire, donc disons qu’on peut pardonner les choix artistiques. Du moins, c’est comme ça que je le vois. Très sincèrement, je dois reconnaître que j’ai été un tout petit peu déçue. Après tous les avis dithyrambiques sur le sujet, je m’attendais vraiment à un film exceptionnel. Je n’ai pas trouvé que c’était un film absolument dingue, mais ça reste un bon film, à voir. Ma note : 8/10.

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Benjamin se retrouve en retenue à son lycée un samedi matin. A cause d’un vœu qu’il a fait sur un site internet, dès qu’il s’éloigne plus de trois minutes de Leila, la fille dont il est amoureux, son heure de colle reprend perpétuellement au début. Agréable surprise que cette comédie française un peu barrée, avec un bon pitch et un bon scénario. Quelques clichés (au niveau des personnages secondaires notamment), mais on passe un agréable moment. Ma note : 7/10.

Le dernier vice roi des indes 163564 1 jpg

Inde, 1947. Louis Mountbatten est nommé vice-roi des Indes, titre qu’il sera le dernier à porter, puisqu’il devra préparer le pays à l’indépendance, après 300 ans de domination anglaise. Les négociations donneront lieu à une partition de l’Inde et à la création d’un nouvel état, le Pakistan. Les habitants du pays devront choisir à quel état va leur allégeance. Film historique excellent retraçant un pan de l’Histoire dont personnellement, j’ignorais les détails, il a été réalisé par la descendante d’une femme ayant vécu les évènements. Un peu lent par moments, il est en revanche beau et émouvant. Ma note : 7/10.

 

Sont sélectionnés pour les choix du mois : Baby Driver pour Meilleur Film, Ansel Elgort (Baby Driver), Kevin Spacey (Baby Driver) et Manish Dayal (Le Dernier Vice-Roi Des Indes) pour Meilleur Acteur, et Lily James (Baby Driver) pour Meilleure Actrice.

 

Sachez pour la petite anecdote terriblement pas intéressante que l'ordinateur sur lequel j'ai rédigé cet article a planté deux fois en cours de route, sans rien enregistrer (R.I.P. mes nerfs). C'est donc là la troisième version de cette critique que vous avez pu lire. Voilà, c'est tout. Bonne journée, et à la semaine prochaine !

Marine Melody.

rédactrice semaine Film Cinéma

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