Emissions.

Un point sur... Nouvelle Star

Nouvellestar1

(Source image : media.airofmelty.fr)

 

N’ayant pas regardé les éditions diffusées sur M6 à l’époque, l’article suivant ne traite que de la version reboot de D8 de décembre 2012 à mai 2016. Forcément, je ne me permets de parler que de ce que je connais. Mis à part les chiffres d’audiences, l’article a été rédigé sans source aucune. Les avis énoncés ne sont que pures opinions personnelles, libre donc à vous de ne pas les partager (n’hésitez pas à donner les vôtres dans les commentaires, ils sont là pour ça !).

 

   Quatre petits tours et puis s’en vont. Cette fois, c’est bel et bien la fin pour Nouvelle Star sauce D8. Je vous préviens par avance : j’aimais beaucoup cette émission. Il va être donc relativement difficile pour moi d’en faire une analyse totalement objective. Mais j’y reviendrais.

   Tel un commentaire littéraire, mon article se découpera en trois parties : d’abord, je reviendrai en détail sur les quatre dernières éditions du télé-crochet, puis sur les possibles raisons de son échec (qui ne seront que des suppositions). Enfin, je vous raconterai mon expérience personnelle vis-à-vis de l’émission (car j’ai quelques petites anecdotes,que je pense assez amusantes, à vous conter). Prêts ? C’est parti !

 

Nouvelle Star : le bilan

   Décembre 2012. Deux ans après sa déprogrammation de M6, le télé-crochet Nouvelle Star fait son grand retour sur la toute nouvelle chaîne D8. Présentée par Cyril Hanouna (la nouvelle coqueluche de la chaîne), l’émission fait peau neuve en s’offrant un nouveau plateau, et un nouveau jury : deux revenants, Sinclair et André Manoukian (le vétéran, le seul ayant fait toutes les saisons), et deux petits nouveaux, Maurane et Olivier Bas. Le principe reste le même qu’à l’origine : dénicher une nouvelle star de la chanson, en montrant aux téléspectateurs toutes les étapes de son ascension, du premier casting aux primes, en passant par la redoutée épreuve du Théâtre. Force est de constater que le concept est toujours fort et ancré, puisque chaque émission est suivie par 1 500 000 téléspectateurs en moyenne. Un grand succès pour une chaîne de la TNT, et un pari réussi pour D8 ! Quant aux candidats, qui sont tout de même l’ADN de l’émission, ils ne sont pas en reste : une myriade de jeunes talents très prometteurs, dénichés aux quatre coins de la France par le quatuor de jurés. Jetez un œil au premierprime de cette année-là : un régal. Une homogénéité de talents rare pour un télé-crochet. A tel point que Nouvelle Star éclipse un autre programme revenant, la Star Academy, sur NRJ 12, qui ne survivra pas aux critiques concernant la faiblesse du casting (et aux mauvaises audiences), et s’arrêtera au bout d’une saison. Mais, comme dans tout télé-crochet, il n’y a qu’un gagnant, et une gagnante, en l’occurrence. Sophie-Tith, seize ans à l’époque, remporte haut la main ce premier revival grâce à sa voix envoûtante, surprenante, et ses interprétations sans faute. Jugez-en vous-même avec cette sublime reprise de Life On Mars de David Bowie (un problème de paroles ? Franchement négligeable face à la qualité du reste) : https://www.youtube.com/watch?v=w4IofDe7kAM

   Rebelote l’année suivante. Même animateur, même jury, et quasi mêmes audiences. Seul hic : le premier prime est une catastrophe au niveau des prestations de candidats pourtant très prometteurs lors des phases de casting. Sans doute décontenancés par les caméras, le rendu auditif est bien moins plaisant que l’année précédente. Mais ce léger grain de sable n’enraye pas la machine, ni la motivation des candidats, qui s’améliorent grandement les semaines qui suivent. Au final, c’est Mathieu, alias le farfadet, qui remporte l’édition 2014. Son style folk et ses reprises inattendues en ont fait le grand favori. Exemple le plus probant selon moi : cette sublime reprise en guitare-voix de Quelqu’un M’A Dit de Carla Bruni. Je ne suis pourtant pas fan de l’originale, mais cette version est une pure merveille : https://www.youtube.com/watch?v=T6OgDxh9vLY La production de l’émission ajoute même quelques nouveautés interactives : la possibilité donnée au public de mettre une couleur (comme les membres du jury) à chaque prestation sur Twitter, ainsi que la possibilité de choisir une chanson en ligne pour chaque candidat lors des quarts-de-finale parmi les titres que celui-ci a interprété lors des phases de casting.

   L’édition 2015 propose cette fois-ci de grands changements. Nouvel animateur (Benjamin Castaldi, animateur des premières éditions sur M6), jury renouvelé de moitié (Elodie Frégé et Yarol Poupaud remplacent Maurane et Olivier Bas), et surtout nouvelle épreuve ! Pour éviter la catastrophe atomique du premier prime 2014, les seize derniers candidats feront face à l’Epreuve du Feu, où ils interprèteront un titre sur scène, face au jury et en public (pour la première fois du concours), avec les musiciens du prime. Une épreuve qui permettra de voir si les candidats seront capables d’assurer le show sur les directs. Nouveautés du côté de l’interactif également : en plus de la couleur du public, les internautes pourront voter gratuitement sur Twitter (dans une limite de 10 votes) pour leurs candidats préférés. Les audiences de cette saison sont encore très correctes, bien qu’en légère baisse, et la saison est remportée haut la main (et sans surprise) par l’éblouissante Emji, dont chaque prestation est un bijou de puissance, de justesse et d’interprétation. Il est très difficile de choisir une seule prestation en exemple, mais mon choix s’est finalement porté sur une reprise vibrante de To Build A Home de The Cinematic Orchestra : https://www.youtube.com/watch?v=hLD7H2Lr6m0

   Donc on en est là, en mars 2015, après la finale. Trois saisons déjà passées, et trois promotions aussi riches que variées. La première promo avait le talent, la deuxième avait l’éclectisme, la troisième avait…Emji. Une Emji souveraine qui en a éclipsé ses pourtant talentueux concurrents. La question se pose : Doit-on envisager une quatrième saison ? N’a-t-on pas fait le tour du concept ?

   Février 2016. Force est de constater que la production de l’émission a répondu par la négative, puisque Nouvelle Star est de retour. La belle Laurie Cholewa prend (avec brio) les rênes de la présentation, et Yarol Poupaud laisse sa place à Joey Starr en tant que juré. Un choix d’ailleurs relativement contesté lors de son annonce quelques mois plus tôt. Si la couleur du public disparaît lors des primes, le vote gratuit est toujours possible via Twitter, mais aussi sur le site officiel, où il est possible d’engranger des crédits gratuits (ou d’en acheter), et de les utiliser pour voter, ou pour gagner des goodies. Une fois de plus, l’interactivité est au cœur de l’émission. A tel point que quatre candidats, choisis par les internautes, ont la possibilité de remporter leur ticket pour le Théâtre sans passer par la case « Auditions ». Une nouveauté plutôt intéressante. L’édition 2016 est remportée par l’émouvant Patrick (dont c’était la troisième participation en dix ans, une belle revanche !). Laissez-vous transporter par sa belle reprise du titre Talk To Me de Yodelice, qui lui a permis de s’imposer lors de la finale : https://www.youtube.com/watch?v=texHSd4QXwY De manière générale, entre vieille recette et nouveautés, sans oublier une belle brochette de talents chez les candidats, tout semblait être réuni pour que l’émission continue sur sa belle lancée. Pourtant, patatras : c’est une immense chute question audiences. Si les épisodes des auditions tournent autour d’un million de téléspectateurs, c’est la dégringolade lors des primes. La finale se finit presque dans l’indifférence générale avec 478 000 téléspectateurs (et 2,3% de parts d’audiences), le pire score de l’histoire de l’émission. Sans surprise, c’est le clap de fin pour Nouvelle Star, confirmé par André Manoukian lui-même dans l’émission de France 5 Médias Le Mag.

 

Les raisons (supposées) d’un déclin

   Pourquoi une telle chute si brutale cette saison ? Etant fan de l’émission depuis qu’elle a posé ses valises sur D8, je me suis évidemment posée la question. Je ne prétends bien sûr pas détenir la vérité absolue (n’hésitez pas d’ailleurs à participer au débat dans les commentaires), mais voici quelques suppositions pouvant peut-être expliquer ce qui a bien pu se passer :

   D’abord, la date de commencement. D’ordinaire, le début de saison se situait aux alentours d’octobre-novembre-décembre, pour se finir en février-mars. Cette saison, c’est le 16 février qu’a débuté la première diffusion. Une diffusion tardive sans doute expliquée par le doute de la production quant à la continuité de l’émission (les auditions des candidats n’ont commencé que fin novembre). Un changement de repère auquel s’ajoute le fait que cette saison commence en simultané du géant The Voice sur TF1. De mon côté, je n’ai jamais été emballée par cette dernière pour de multiples raisons (mais c’est un autre débat), mais il faut reconnaître que les moyens et la réputation du mastodonte des télé-crochets français (près de 5 millions de téléspectateurs par émission pour sa 5ème saison tout de même) sont largement au-dessus de Nouvelle Star, qui paraît forcément un peu cheap en comparaison. Programmer les deux émissions en simultané revenait à se tirer une première balle dans le pied. Si je peux donner un avis purement subjectif (ça vaut ce que ça vaut, c’est-à-dire pas grand-chose), peut-être aurait-il mieux valu pour D8, quitte à commencer la diffusion plus tard, de démarrer cette saison soit quelques semaines après la fin de The Voice, soit carrément laisser une saison vide et reprendre de plus belle en octobre-novembre 2016.

   Toujours concernant la diffusion de l’émission, n’avez-vous pas remarqué à quel point la saison a été complètement expédiée sur la fin ? Cinq primes seulement (contre neuf ou dix habituellement), des éliminations multiples (deux ou même trois candidats sortis sur la majorité des primes), et une diffusion qui a semblé bâclée, de mon point de vue. D8 et Fremantle (la boîte de production de l’émission) ont toujours défendu que le nombre de primes avait été décidé en amont, et non pas en cours de diffusion. Quoi qu’il en soit, c’est tout de même la première fois que le nombre d’émissions d’auditions est supérieur à celui des primes ! A mon sens, ça remet en cause le principe même de l’émission : comment juger de l’évolution des candidats sélectionnés pour les directs en si peu de temps ? Comment s’attacher à des personnalités et des univers si les artistes n’ont pas la possibilité de les développer ? A moins que l’on soit suffisamment curieux pour prendre le temps d’aller découvrir ce que chacun a déjà produit avant l’émission (ce que je vous conseille fortement, car j’ai pu souvent découvrir de véritables pépites par ce biais), il est tout de même difficile de se faire une opinion justifiée avec si peu de matière ! Et la majorité des téléspectateurs n’a pas forcément ce réflexe-là, se contentant de suivre assidument l’émission et de se forger un avis sur ce qui y est montré (ce qui est le but de départ). Dans le cas de la dernière saison, l’avis risque fort d’être aussi bâclé que ne l’a été la diffusion des primes. Et c’est franchement dommage, car la promotion 2016 regorge de talents qui auraient mérité plus de temps pour véritablement éclore et se révéler.

   Venons-en maintenant au choix de la programmation musicale. J’ai toujours été agréablement surprise par la qualité et la diversité des choix de chansons proposés lors des primes, et pour ça, je félicite les programmateurs musicaux. Il y en a eu pour tous les goûts, y compris des artistes que l’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre dans des télé-crochets, comme Devendra Banhart, par exemple, pur chanteur folk sublimement repris par Mathieu lors de la cuvée 2014. J’aurais rêvé pouvoir entendre un petit The Funeral de Band Of Horses, qui, j’en suis sûre, aurait été parfait pour un prime, mais malgré mes (nombreuses) réclamations via les réseaux sociaux, mon souhait n’a, hélas, jamais été exaucé. Ceci dit, on a quand même pu entendre du Pixies, du Radiohead, du Led Zeppelin, ou encore du Bob Dylan à travers les saisons, donc c’est entièrement pardonné. Les choix musicaux de Nouvelle Star, le plus souvent en adéquation avec les univers des candidats (ou remaniés de manière à ce que ça soit le cas, comme Mathieu Saïkaly avait pu le faire sur la chanson de Carla Bruni ou même J’me Tire de Maître Gims), ont toujours fait la réputation de l’émission. Mais, pour 2016, j’avoue avoir été plutôt très déçue de ce côté-là. Le premier prime, notamment, n’a été qu’une succession de titres flirtant entre le ringard pour les garçons et le (très, voire trop) mainstream pour les filles. Quant aux primes suivants, ça n’a été qu’en majorité du déjà-vu. Littéralement : de nombreux titres choisis avaient déjà été interprétés au cours des trois saisons précédentes. Ne venez pas me dire que l’on manque de choix en matière de musique ! Il y avait largement de quoi faire sans avoir à procéder à de la récupération pure et simple (mêmes instruments, quasi mêmes mises en scène), qui peut causer de la lassitude chez les téléspectateurs suivant l’émission chaque année (malgré la qualité des interprétations).

   On en vient donc forcément à cette question : a-t-on fait le tour du concept ? Certes, des efforts importants ont été faits sur le côté interactif de l’émission pour l’adapter aux nouvelles technologies. Quel autre télé-crochet a instauré le vote gratuit via internet ? L’avis du public sur chaque prestation ? La possibilité même de caster lui-même certains candidats lors des auditions ? A ce niveau-là, il faut reconnaître que le dispositif mis en place est un modèle dont beaucoup d’émissions devraient s’inspirer. L’interactivité mise à part, Nouvelle Star existe tout de même depuis 2003 (et Dédé Manoukian était déjà de la partie !). Le fil auditions-Théâtre-primes, qui fait la particularité et la renommée de la marque, a peut-être finalement une date de péremption. C’est dommage, car c’est pourtant une vision intéressante d’assister à toutes les étapes (presque toutes, j’y reviendrai) d’auditions des candidats. Et il aurait malheureusement été difficile de moderniser ou de modifier le concept sans le renier entièrement. Exception faite de la récente épreuve du feu, qui s’est avéré être un excellent ajout.

   De nombreux commentaires que j’ai pu lire sur les réseaux sociaux ont pointé du doigt Joey Starr comme étant l’une des causes de l’échec du programme. D’un point de vue tout à fait personnel, j’ai trouvé qu’il avait une légitimité dans le jury. Certes, je n’aime pas spécialement sa musique et je ne suis pas fan non plus du personnage dont j’ai l’image dans les médias, mais en tant que juré, il s’est avéré plutôt bon, surtout lors des auditions. Des punchlines drôles («Attends, c'est comme chez Pôle Emploi, on échange un peu et après,  tu déballes le matos ! » ou bien « C’était ça la surprise ? Il manque l’emballage Kinder autour ! », pour les deux qui me reviennent en tête), un franc-parler évident, et une analyse musicale relativement juste (ce n’est pas parce qu’on est rappeur que l’on ne peut pas juger d’autres styles de musique). Un peu incontrôlable lors du premier prime, il a probablement été vite remis à niveau par la production de l’émission et s’est assagi par la suite…ou presque, puisque vous avez très certainement entendu parler de l’épisode de la gifle.

   Ce qui me donne une transition toute trouvée pour le paragraphe suivant (mais quel talent, tout se suit, c’est magnifaïke) : Touche Pas à Mon Poste. Depuis que Cyril Hanouna n’assure plus la présentation de Nouvelle Star, le talk-show de D8 ne fait que conspuer l’émission, allant même cette saison à balancer à l’antenne que « c’est de la m*rde ». Que Cyril et ses chroniqueurs le pensent, c’est une chose (chacun son avis, hashtag liberté de penser), rabaisser le télé-crochet ouvertement à l’antenne en permanence alors que celui-ci est diffusé sur la même chaîne en est une autre... De plus, Cyril Hanouna et sa bande ont une fâcheuse tendance à largement dépasser l’horaire de fin d’émission prévu au départ. Un prime annoncé à 21h ne démarre jamais avant 21h20 minimum, avec en bonus deux coupures publicitaires consécutives entre la fin du talk-show et le début du programme de prime-time, ce qui donne vingt à trente minutes de retard par rapport aux débuts de programmes des autres chaînes. Un horaire loin d’être attractif pour le spectateur moyen, qui en zappant, ne s’arrêtera évidemment pas sur de la publicité ou la fin d’une émission qu’il ne regarde pas, et préfèrera regarder la concurrence. Tous ces éléments mis bout à bout peuvent faire partie de la perte de téléspectateurs pour le télé-crochet. Concernant la mise en cause de Touche Pas à Mon Poste, ça pourrait s’arrêter là, mais non. Que vous regardiez Nouvelle Star et Touche Pas à Mon Poste ou non, vous avez peut-être entendu parler de l’affaire de la gifle, qui a fait le tour d’internet assez rapidement. Retour sur les faits : le mardi 19 avril, sur l’impulsion de D8 qui demande à Cyril Hanouna de faire un peu de promo pour Nouvelle Star, l’animateur décide de préparer un happening (une habitude de l’émission), pour lequel il envoie son chroniqueur Gilles Verdez directement dans les coulisses de Nouvelle Star. Celui-ci a pour mission d’amener une pizza à Joey Starr, qui ne l’accueille pas vraiment de manière chaleureuse. Mais Cyril Hanouna n’en reste pas là, puisqu’il encourage (oblige ?) Gilles Verdez à embrasser Joey Starr, qui réplique en lui mettant une gifle. Le geste fait évidemment scandale, à raison, et Cyril Hanouna menace de ne pas rendre l’antenne tant que le rappeur n’aura pas présenté ses excuses. Il n’en est rien, mais l’animateur termine tout de même son émission, la production ayant promis pendant la coupure pub que Joey Starr fera des excuses en direct pendant le prime Nouvelle Star. Sauf que non. Celui-ci se justifie un peu, mais aucune excuse à l’horizon. Excédé, Cyril Hanouna refusera de présenter son émission le lendemain. Il n’en faut pas plus pour que toute la Toile s’enflamme, l’affaire faisant un vrai tollé. Quelques semaines plus tard, le CSA, en charge de l’affaire, mettra la faute sur Cyril Hanouna, estimant que l’animateur est, seul, l’instigateur du problème. Quoi qu’il en soit, et quel que soit votre avis ou le mien sur le sujet, l’épisode de la gifle mettra une nouvelle claque (ce jeu de mots vous est offert sans sucres ajoutés) aux audiences de Nouvelle Star, et fera une très mauvaise publicité à l’émission, puisqu’il y aura au final bien plus de buzz et d’articles sur cette affaire qu’à propos des candidats.

   Tous ces petits éléments mis bout à bout n’ont évidemment pas fait du bien à l’émission, qui se trouve maintenant déprogrammée faute d’audiences suffisantes.  Dommage, elle me manquera. D’autant plus que j’y ai vécu de très chouettes moments, comme je vais vous le conter maintenant. C’est un peu le moment 3615 Raconte ta Life de l’article, donc vous pouvez zapper si ça vous barbe. Mais c’est dommage, il va y avoir des trucs rigolos. Enfin, je crois. (Je vous sens particulièrement emballés, j’ai l’impression de bien vendre mon truc. Je devrais faire du marketing, vraiment.)

 

Ma petite touche personnelle

  Pour moi, Nouvelle Star était depuis quatre ans un rendez-vous annuel que je suivais assidument. Je n’étais pourtant pas destinée ne serait-ce qu’à regarder. Pour preuve, en décembre 2012, lorsqu’une amie à moi m’a dit « Oh, tiens, je vais regarder Nouvelle Star, ce soir, ça revient sur D8 », j’ai répondu « Ah bon, tu regardes cette m*rde ? » (Oui, oui, je faisais preuve d’un fantastique jugement hâtif sans fondement, sachant que je n’avais absolument jamais regardé de ma vie. Oui, oui, j’étais un peu une c*nnasse.).  Si je me suis décidée à zapper sur D8, c’est parce qu’une connaissance Twitterienne (coucou Laura) a indiqué qu’elle avait passé les auditions. Donc j’ai regardé. Et j’ai trouvé ça cool. Donc j’ai continué à regarder même si j’ai pas du tout vu la pote en question (enfin, « vu », si, mais « entendu », non. Elle est quand même allée au Théâtre, ce qui est pas mal, vous en conviendrez). C’est à partir de là que je suis devenue une spectatrice TRES assidue, au point de commenter toutes les émissions sur Twitter…et d’aller assister à des primes. J’en ai fait au final entre un et deux par saison (un quota parfaitement raisonnable), et ce qui est amusant, c’est que j’ai eu chaque année une petite anecdote à raconter. Je trouvais dommage de pas s’arrêter là-dessus, donc c’est parti pour la grande saga Marine sur le plateau de la Nouvelle Star (je fais comme Arthur, je mets mon nom dans tous les titres, tiens) :

Episode 1 : La tasse (2013)

   En 2013, pour la première saison du revival de Nouvelle Star sur D8, la caution féminine du jury est représentée par Maurane, une chanteuse aussi talentueuse que sympathique (et je pèse mes mots : elle est tout simplement adorable). Quelques jours avant de me rendre sur le plateau pour assister à un prime avec mon amie (coucou Lilly), je lance une boutade par tweets interposés à la chanteuse, en lui disant de bien faire attention à son mug de juré, parce qu’il est bien possible que je lui pique pour ma collection (voilà, je collectionne les mugs et les tote-bags. Vous le savez, maintenant). Et Maurane de répliquer que si je veux, elle peut m’en filer un. Alors, déjà, OUI JE VEUX, et ensuite, trop de mignonnerie dans cette réponse. Arrive le soir du prime, donc, et à la fin, après avoir appelé Maurane depuis notre place dans le public (heureusement, on a de la voix), celle-ci me donne généreusement le mug promis, en ajoutant de « bien le cacher, parce que sinon, [elle] risque de se faire engu*uler » (c’était il y a trois ans, il y a prescription, non ?). Evidemment, je l’ai remerciée à de multiples reprises (en direct, puis sur Twitter), et depuis, je conserve ma relique sur ma sublime étagère à mugs, dans ma chambre.

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Une photo d’époque prouvant la véracité des faits.

 

Episode 2 : La tasse 2, la revanche & l’intense échange avec Mathieu (2014)

   Janvier 2014. Rebelote, la même amie et moi-même allons assister à un prime à Issy-Les-Moulineaux. Maurane excelle à nouveau dans le jury (joie), et comme j’aime bien faire des cadeaux, je me dis que ça serait marrant de lui renvoyer l’ascenseur en lui offrant également un mug. Je fais donc l’acquisition d’une jolie tasse que j’emballe et que j’amène avec moi. Une petite réticence de la part du personnel de sécurité, mais ils finissent par me laisser passer avec mon paquet sur le plateau. J’attends la fin de l’émission pour filer voir Maurane et lui remettre le présent, dont elle me remercie à la fois en face, et sur Twitter plus tard. Notez au passage qu’un vigile m’a reconnue (« C’est pas vous la jeune fille à qui elle avait donné une tasse l’année dernière ? »à, donc oui, je suis apparemment fichée, parfait. Deux minutes après la transaction, alors que nous nous apprêtions à quitter le chapiteau, Mathieu, mon favori de la saison et futur gagnant, qui ce soir-là a interprété avec brio What’s Up des 4 Non Blondes au ukulélé, s’approche du public pour serrer des mains. Je me dis que ça serait dommage de ne pas lui dire quelques mots, donc nous nous approchons du plateau. Il arrive jusqu’à nous, nous serre la main, et préparez-vous à assister à l’échange le plus intense de toute votre vie dans 3…2…1…

« Moi : Hey, salut Mathieu ! C’était top ta presta ! Faudra que tu m’apprennes à jouer du ukulélé, je débute et je galère un peu ! [rire de poupouf]

Mathieu : Ouais haha, passe voir ma chaîne Youtube ! [sourire]

Moi : Oook, ça marche, a+ ! »

   Fin du dialogue. C’était sympathique. Même si je me suis dit qu’à ce moment-là, je pense que si je lui avais demandé la recette du bœuf bourguignon, il m’aurait répondu exactement la même chose.

   Et ce qui est drôle, c’est que début 2015, j’ai à nouveau croisé Mathieu lors d’une scène ouverte parisienne. Premièrement, il s’est souvenu de moi par rapport à mon pseudonyme Twitter (disons que j’ai largement milité en faveur de sa victoire), et je lui ai donc reparlé de ce petit moment. Il s’est marré et s’est excusé d’avoir répondu un peu vite par fatigue sans vraiment écouter la question. Ne t’en fais pas, cher Mathieu, tu es tout pardonné. J’ai aussi fait la connaissance de Pauline en même temps, qui est un chou à la crème tout mignon rempli de talent, et ça a toujours été un réel plaisir de les recroiser tous les deux au détour d’une scène ouverte.

   Sachez par ailleurs que le moment où Lilly et moi nous approchons de la scène pour parler à Mathieu est passé pendant deux secondes et demi dans l’after du prime, ce qui aurait pu être anecdotique si ma mère ne me l’avait pas montré à de très nombreuses reprises sur le replay (et si elle n’avait pas clamé auprès de tout le monde « Elle est passée dans Nouvelle Star ! »). C’est mignon, les mamans (surtout la mienne, donc chut). Ceci dit, heureusement que je n’ai pas participé à l’émission pour de vrai, ou on y serait encore.

   Issu de cette saison-là également, j’ai eu le plaisir de faire la connaissance d’Alvaro, bien après la fin de la diffusion, lors d’une scène ouverte régulière en 2014-2015. C’est une très belle rencontre à tous les niveaux, parce qu’Alvaro est une personne qui gagne à être connue tant sur le plan humain que musical. Il est aussi talentueux qu’adorable, et j’ai pu notamment partager de chouettes moments musicaux avec lui (par exemple là : https://www.youtube.com/watch?v=BEZgfscvbFM ).

   En résumé, ce cru 2014 de Nouvelle Star compte vraiment des candidats très très très très très (très) cools. Oui, c’est ma conclusion extrêmement profonde.

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Une capture d’écran d’époque prouvant la véracité des faits.

(Donc de gauche à droite : moi-même, mon amie Lilly, le fessier de Mathieu, et des gens)

 

Episode 3 : L’incruste à la fête de fin de tournage (2015)

   Celle-ci est épique, pour le coup. Mars 2015, une autre amie (elle se reconnaîtra) et moi-même nous rendons à la finale de cette saison-là, opposant Emji à Mathieu (un autre Mathieu, bien sûr, faut suivre). Emji gagne, les confettis, tout ça, et nous voilà sortant du chapiteau, prêtes à rentrer chez nous. Sauf que l’amie en question voudrait bien faire des photos avec certains candidats qu’elle apprécie. Les gens de la sécurité nous expédiant avec un rapide « Ben allez attendre devant le parc du chapiteau, on verra » (traduction : cassez-vous vite de là), nous nous exécutons et allons attendre gentiment. Jusqu’à ce que le gardien du parc, après une heure d’attente et de discussion, nous dise « Mais vous êtes que toutes les deux ? Allez voir, peut-être que vous pouvez attendre dedans ! ». Après douze secondes d’hésitation et un regard vers ma pote, je réponds un « Vu l’heure, je suis plus à un acte de désespoir près », et nous voilà de retour à l’intérieur du parc. Sur notre chemin vers le chapiteau, nous croisons Sinclair, qui nous lance un très souriant « Salut ! Bonne fin de soirée ! », auquel je réponds un naturel « Ouais, merci, salut ! » comme si de rien n’était (tout est parfaitement normal). Nous arrivons devant la tente VIP où la musique bat son plein, et nous mettons en retrait sur deux chaises qui traînent dehors. Quand soudain, nous apercevons Nelson, l’un des candidats. Pour la petite histoire, je lui avais fait passer quelques semaines plus tôt des textes de chansons, appréciant son style musical. Donc parfait, je me dis que je peux profiter du fait qu’on soit là pour en reparler de vive voix avec lui, ce que je fais. On en discute pendant environ une vingtaine de minutes (je reviendrais dans quelques lignes sur le résultat de la discussion), puis le (très) sympathique candidat nous sort :

Nelson : « Mais, vous voulez entrer ? »

Moi : « Dans la soirée ? Mec, même vous, les candidats, vous avez un bracelet de couleur, on va se faire jeter haha... »

Nelson : « Mais naaaaaan, venez ! »

   Et donc, nous voilà à suivre Nelson dans la tente VIP où se passe la soirée. Soirée où, je le rappelle, ne se trouvent que a) les candidats, b) le jury, c) les membres de la production. Mais PERSONNE ne s’est demandé ce qu’on faisait là. Même le photographe officiel de la soirée nous a prises en photo, au calme, sans se poser la question « Mais c’est qui ces deux grognasses, au fait ? » (au passage, je n’ai jamais pu voir les photos d’ailleurs, donc si le photographe en question lit cet article, j’aimerais bien récupérer un souvenir marrant de cette soirée, à votre bon cœur !). Nous sommes restées environ une heure, à danser et profiter du moment un peu cool, puis nous sommes parties (surtout parce que Nelson partait aussi et que, soyons honnêtes, on connaissait personne d’autre à la soirée, donc difficile de pouvoir légitimer notre présence par la suite). En sortant, juste devant la tente, un homme (que je suppose de la production) nous demande :

Monsieur : « Ben, vous partez déjà ? » (Ok, donc vraiment, personne s’est étonné de nous voir là, en fait. Cool.)

Moi : « Ouais, il est tard, on doit quand même aller se coucher ! »

Monsieur : « Pourquoi ? »

Moi : « Parce qu’on travaille demain ! »

Monsieur : « Pourquoi ? »

Moi : « Parce que sinon, on aura plus d’argent pour payer le loyer, et ma maman, elle me finance plus ! »

Monsieur : « Ben attends, donne-moi le numéro de ta mère, je vais l’appeler ! »

   On en a rigolé, et j’ai précisé qu’on avait passé un super moment, avant de partir.

   Concernant Nelson (je vous avais dit que j’y reviendrais), il se trouve qu’il a mis en musique deux des textes que je lui avais donnés, et voici le résultat (que je trouve vraiment cool, soit dit en passant) :

   C’est ainsi que s’achève une soirée rocambolesque et plutôt étonnante, qu’on ne risque pas d’oublier !

 

Episode 4 : Le cadeau interdit (2016)

   Bon, après l’épisode de la fête de fin de tournage, cette histoire-ci va sans doute vous paraître fade. Mais elle est marrante quand même. Enfin, je trouve. De toute façon, je vais la raconter, parce que c’est mon article et que je fais ce que je veux. Voilà (*quelle autorité*).

   Mardi 3 mai 2016, finale de cette saison de Nouvelle Star, que l’on suppose malheureusement être la dernière. Je me suis dit que je me devais d’y assister. Cette saison, j’avais deux favoris, arrivés d’ailleurs en finale : Patrick (winner), et Manu (arrivé troisième au finish, médaille de bronze, très honorable parcours). Et il se trouve que, quand j’aime bien des personnes, j’aime bien faire des cadeaux. J’avais donc préparé pour l’occasion un joli paquet coloré contenant une boîte de Quality Street, une petite carte (où j’expliquais que je leur ai amené des bonbons, parce que les fleurs, c’est périssable, puis les bonbons, c’est tellement bon... Brel, grand monsieur), et deux jolis cahiers (enfin, un chacun, quoi) pour y écrire leurs futurs tubes. J’amène donc mon présent avec moi, seulement, au vestiaire, la sécurité m’interdit de passer sur le plateau avec. J’explique gentiment que si je peux juste le faire passer à quelqu’un qui va dans les coulisses, ça me suffit (j’ajoute que deux ans plus tôt, on m’avait laissé faire sans problème. Souvenez-vous, la tasse pour Maurane), mais c’est toujours non. Cependant, on me conseille d’aller voir le chauffeur de salle pour lui demander s’il est d’accord pour que je fasse passer le paquet, et de revenir ensuite. Je laisse donc le présent au vestiaire, et m’exécute. Après avoir parlé audit chauffeur de salle (après les deux tiers de l’émission passés, ne voulant pas le déranger avant), qui est tout à fait d’accord pour me laisser faire, mais plutôt à la fin de l’émission, je retourne au vestiaire revoir la sécurité, et l’informer de l’accord.

Madame de la sécurité : « Ah non non non, mais rien du tout sur le plateau, désolée. »

Moi : « Le chauffeur de salle est d’accord, j’ai fait comme vous m’avez dit... »

Madame de la sécurité : « Oui mais non. On peut pas, c’est comme ça. »

Moi : « Vous savez, c’est juste une boîte de chocolats et deux cahiers, c’est pas une bombe nucléaire. *sourire gentil pour détendre l’atmosphère* »

Madame de la sécurité : « Bon, venez à la fin de l’émission, on vous fera attendre là, et on en discutera avec la production ».

   Sentant que bon, ils m’avaient surtout dit ça pour que je les laisse tranquilles, je retourne assister à la fin du prime gentiment, en me disant que je trouverais un autre moyen. Parce que je trouve TOUJOURS un moyen. Tou-jours. Et surtout, comme on dit, quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai pas ailleurs (grosse qualité et très gros défaut).

   Fin du prime. Patrick est le grand gagnant de la saison, c’est la joie, les paillettes explosent, je danse le madison et le twerk (oui, c’est comme ça que j’exprime ma joie), youpi. Les caméras cessent de filmer, et tout le public commence gentiment à se diriger vers la sortie, parce que bon, voilà, on ne va quand même pas coucher là. Evidemment, je commence à me dire que je vais très certainement repartir avec mon cadeau, quand soudain, il se passe des trucs (*oh là là, ce suspense insoutenable me tient tellement en haleine, Game Of Thrones n’a qu’à bien se tenir*).

   Quand soudain, disais-je, Manu se dirige vers le public pour un petit multiple serrage de mains spontané. Je profite de l’occasion pour me mettre à la file indienne et le saluer (claquage de bise inclus, spontattitude niveau max), et puisque j’y suis, après les félicitations de rigueur, j’ajoute :

Moi : « Sinon, voilà, comme je vous aime bien, Patrick et toi, je vous ai amené un petit cadeau. Le problème, c’est que la sécurité pense que c’est le prototype de la bombe H, donc ils refusent que je vous le donne sur le plateau. Donc si je trouve un moyen, je vous ai amené un cadeau. »

Manu : « Ben attends... [à un mec derrière lui sur le plateau] On a cinq minutes là ? »

Homme sur le plateau : « Ouais, bien sûr, allez voir vos familles, tout ça ! »

Manu : « Cool ! Faut juste que j’aille récupérer quelque chose ! [à moi] Ben je vais venir le chercher avec toi, du coup ! »

   Sur ces mots, tel le chevalier d’un soir, Manu fend la foule et m’accompagne en faisant le tour du plateau jusqu’aux vestiaires, le tout en discutant un peu musique et projets, parce que bon, voilà, c’est convivial, on en profite (on s’en fout, on est bien). Vestiaires, donc, où il y avait d’ailleurs 4,5 kilomètres de file d’attente, mais on est un petit peu passés devant tout le monde, parce que bon, voilà, c’est convivial, on en profite (on s’en fout, on est bien). Je récupère mes affaires, rendues par l’hôtesse avec un regard complice lorsqu’elle a vu l’accompagnateur juste derrière moi, et je remets donc (enfin) le cadeau en main propre à Manu. Je précise que, coïncidence assez amusante, au moment même où je donne le paquet, derrière le chanteur, je croise le regard de la dame de la sécurité qui m’avait refusé l’accès par deux fois. Alors, oui, c’est complètement puéril, mais je n’ai pas pu m’empêcher de faire un petit regard façon hé ouais, je ramène LE destinataire du cadeau EN PERSONNE dans les vestiaires pour le récupérer, keskia. Manu, ravi, promet de faire la commission de la moitié du cadeau à Patrick (puisque c’était pour les deux, je le rappelle), fait des selfies avec des gens autour, on se claque la bise à nouveau, et je sors du chapiteau, dans lequel j’imagine que je ne mettrais plus les pieds maintenant (hashtag tristesse). Et pour parfaire l’anecdote, j’ai même eu droit à un remerciement de Patrick par message Facebook (hashtag gentillesse).

 

   Bref, toutes ces petites anecdotes, ajoutées aux nombreuses autres raisons valables à mes yeux, n’ont fait que confirmer mon amour infini pour cette émission, et malgré ce que peuvent en dire les (malheureusement nombreux) détracteurs, je vais regretter le rendez-vous annuel du télé-crochet de D8. Peut-être aurons-nous droit à un autre revival dans quelques années, qui sait ?...

 

Marine Melody.

(@MelodyMarine)

(Tu veux découvrir l’interview d’une excellente candidate de cette saison ? Rendez-vous ici pour découvrir celle de Mélanie, demi-finaliste de la session 2016 : http://mindya.e-monsite.com/blog/interview/melanie-june-nouvelle-star.html )

 

 

Coup de cœur : Les Recettes Pompettes de Mr. Poulpe

F50dd7f2440ccc697bc838d45aa23b085707b0f66c020Stéphane Bern, invité de la première session par Mr. Poulpe.

(Source Image : Stargora)

 

« Faites chauffer les poêles ! Faites péter les casseroles !

Fais à manger ! Bois de l’alcool !

Fais à manger ! Bois de l’alcool ! »

 

   Rien que le générique est collector. Sur un air de hard rock, le jingle de l’émission annonce la couleur. Pour mon premier article, je souhaiterais vous parler de la nouvelle pépite de Mr. Poulpe : Les Recettes Pompettes.

 

C’est quoi ?

   Adapté d’un format québécois créé en 2015 par Eric Salvail (dès l’introduction de la première vidéo, Mr. Poulpe y fait d’ailleurs parfaitement référence avec la participation de l’animateur original), Les Recettes Pompettes est une émission humoristique, présentée par Mr. Poulpe, dans laquelle l’humoriste invite une personnalité à faire une recette tout en buvant des shooters. Présentée sur YouTube dans un format d’une vingtaine de minutes, le premier épisode a été mis en ligne le 13 avril dernier.

 

Pourquoi c’est bien ?

   Parce que c’est complètement barré. Clairement. Pour les afficionados du travail de Mr. Poulpe, on retrouve l’humour un peu à part de Mange Mon Geek ou du Golden Show. Avec un niveau supérieur. Juste, arrêtez-vous déjà sur le concept de base : un animateur et une personnalité enchaînent les shots en faisant de la cuisine. Partant de ce postulat, ça ne peut être que génial. Parce que forcément, rien n’est écrit d’avance. Mr. Poulpe tient tout de même un fil conducteur, avec l’élaboration de la recette, et des séquences récurrentes, telles l’appel bourré (à une autre personnalité amie de l’invité, évidemment), ou la séquence émotion au coin du four. C’est bien connu : l’alcool désinhibe, rend honnête, et révèle parfois la personnalité. Sans finir totalement torchés, l’humoriste et son invité terminent l’émission simplement pompettes, mais suffisamment pour que ça soit drôle. Vous avez toujours rêvé de voir Stéphane Bern bourré chanter sur du Jean-Jacques Goldman ? Mr. Poulpe vous l’offre sur un plateau. Stéphane Bern bourré qui appelle Nikos Aliagas ? C’est pour lui, c’est cadeau. C’est sincèrement drôle, et on en devient très vite accro. A consommer sans modération.

 

Est-ce que ça marche ?

   Plutôt, oui. Les deux épisodes mis en ligne depuis le 13 avril totalisent plus de deux millions de vues, et la chaîne a déjà engrangé près de 220 000 abonnés. L’émission se paye même le luxe de faire plus d’audience que l’original québécois, qui tourne à 600 000 vues par épisode. Très beau démarrage.

   Pourtant, la version française des Recettes Pompettes a bien failli être tuée dans l’œuf. En effet, dès l’annonce de l’arrivée du concept en France, celui-ci a évidemment fait polémique (la France, l’alcool, tout ça). Dénoncée par l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) comme une « apologie de la biture sur YouTube », puis mise en cause par le Ministère de la Santé, qui trouve « regrettable et dangereux de laisser croire, en particulier aux jeunes, que l’ivresse serait un comportement anodin, voire valorisant », les Recettes Pompettes made in France ont manqué d’être tout simplement annulées.

   Heureusement, le 13 avril, la mise en ligne du premier épisode a bien eu lieu. Stéphane Bern, premier invité et parrain de l’émission, l’a même défendue en affirmant : « Je ne bois pas dans la vie et je ne fume pas non plus. Ce qui est incroyable, c'est de voir qu'on ne peut plus rien faire en France ! » Pour lui, l’émission a un esprit « bon enfant ». Et effectivement, après visionnage, on se rend compte que c’est bien le cas. De plus, l’émission rappelle bien, à chaque début d’épisode, qu’elle est destinée à un public adulte, et que l’alcool est à consommer avec modération. Tout est fait pour éviter la censure, et c’est tant mieux.

   Après un démarrage aussi fulgurant, on souhaite aux Recettes Pompettes de continuer sur cette lancée !

 

Ça se passe où ?

   Tous les épisodes sont à visionner sur la chaîne YouTube de l’émission, accessible ici : https://www.youtube.com/channel/UCc_zXXkAcczSjR3U6zHlc-Q

 

(Sources des informations citées : 20minutes.fr et melty.fr)

 

Marine Melody

(Twitter : @MelodyMarine)

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